Stage INA PdS multicanal documentaire et reportage

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La première session de stage Prise de Son multicanal pour le documentaire et le reportage a eu lieu fin Novembre, animée par Vincent Magnier, preneur de son pour l’image et moi même !

L’objectif était de faire réaliser un court documentaire en multicanal type radio ou pour la TVHD en une semaine. Les stagiaires ont travaillé par binôme, depuis la réflexion sur la réalisation du produit (mise en espace, gestion des points de vue…), la prise de son avec choix et gestion des systèmes, la post-production, jusqu’à la simulation des metadata avec le DP570 pour la préparation de l’encodage Dolby E / Dolby Digital.

Les systèmes utilisés : Croix irt, double ortf, Soundfield st350, holophone H2 pro, Sanken WMS 5, double MS Schoeps

Enregistreurs : Cantar et Sound Device SD788

Décodage des systèmes matricés sur pro tools (MS tool, Surroundzone)

Voici en photos une petite session du tournage de la descente à vélo, avec le cantar et le double ORTF embarqués, merci au comédien Jérôme Bruno !

4 réflexions au sujet de « Stage INA PdS multicanal documentaire et reportage »

  1. Bonjour,
    Parmi les systèmes utilisés pour la prise de son du documentaire, la croix IRT et le double ORTF sont sans aucun doute ceux qui ont donné le meilleur enveloppement (différence de temps pour une bonne impression spatiale) et le meilleur respect de l’espace_ principal intérêt du multicanal. Les largeurs restent paramètrables (distances entre les capsules) pour adapter la taille du lieu enregistré car le double ORTF, par exemple, nous donne des largeurs dans l’image multicanal souvent disproportionnées dès qu’on est assez près des sources (une prise de son intérieure d’ascenseur en double ORTF exagère les dimensions de l’ascenseur !).

    Cependant, le double MS offre aussi des possibilités intéressantes pour des lieux de petite taille et reste bien évidemment compatible stéréo / mono. Il est intéressant de se déplacer dans la zone d’écoute 5.1 pour tester la robustesse de l’image sonore pas toujours excellente pour le double MS, on peut percevoir des variations spectrales. L’holophone ne s’en tire pas trop mal placé assez près des sources.

    Les downmix des systèmes marchent d’autant mieux pour les systèmes coincidents, tels soundfield, double MS.

    Bien savoir priviligier les critères de perception de la scène sonore (espace? sources en mouvement? localisations internes?…), choisir la technique la plus adaptée avec le souci des points de vue (système de prise de son 5.0, 4.0, stéréo ou mono avec post-production? 4.0 pour les ambiances et sons de proximité en stéréo/mono?) et le côté pratique du système et contraintes de production (temps…), tout ceci avec le compromis downmix stéréo/mono (LoRo) ou compatibilité LtRt inhérent à la diffusion ?
    Pas facile mais passionnant !

  2. Le Soundfield est un des systèmes les plus connus et peut-être le plus utilisé car c’est un des premiers arrivés sur le marché, en 1981 le Mark V existait déjà sauf erreur de ma part. C’est un système rapide à configurer.
    Malheureusement, malgré ses différentes évolutions récentes, il repose simplement sur un principe mathématique avec très peu de décorrélation interaurale (capsules quasi-coincidentes). L’image sonore multicanal est assez corrélée d’où très peu d’enveloppement et une contrainte d’écoute au sweet spot.

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